Parce que c’est maintenant que je souhaite reprendre mon clavier.
Pour dire les choses.
Parce que cela ne peut pas durer ainsi.
Presque 6 mois de travail acharné.
70 à 90 heures de boulot par semaine.
3 ou 4 voyages professionels en Chine (je ne sais même plus).
Et toujours le besoin intérieur de dire les choses.
Cela me revient.
Peu à peu.
Petit à petit.
Comme une vague bleue qui part de l’océan et remonte l’oued, au pied de la Kasbah des Oudaïas, à Rabat.
Signe de notre (tentative de) renaissance à la vie sociale, DM et moi sommes allés nous aérer les neurones avec Gran Torino, le dernier film de Clint Eastwood.
C’est très bien.
Mieux: très humain.

Lui, Walt Kowalski dans le film, a déjà tout vu, tout expérimenté.
Tant la vie que la mort.
Et pourtant, au crépuscule de sa vie, il apprend encore à dire les choses.
C’est émouvant, parce que c’est humain.
A moins que ce ne soit humain, parce que c’est émouvant.
Take care.
Ibo
