Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Comme beaucoup d’enfants, je les préférais blanc et corpulents.
Avec ces rondeurs qui leur donnent la douceur du coton.
Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Et je m’amusais à voir des animaux voler dans le ciel azur.
A voir des rêves – d’enfant, forcément – bourgeonner là haut du fond de ma pupille.
Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Et j’aimais – je crois – avoir des rêves.
« Avoir » sans oser un jour me dire que je pourrais les vivre.
Enfant, je m’allongeais sur l’herbe grasse et verte.
Le soleil du Midi cognait très fort.
Je transpirais et je rêvais d’être oiseau.
Enfant, je rêvais de liberté.
Je rêvais de pouvoir choisir ma vie.
Je rêvais surtout de fuir. De m’enfuir.
Adulte, j’ai peu à peu oublié ces rêves.
J’ai dû croire que je n’avais plus le droit d’y aspirer.
J’ai dû croire que grandir revenait à y renoncer.
Aujourd’hui, je m’envole dans les airs.
Au dessus de ces nuages que j’ai tant regardés enfant.
Entre France et Québec.
Ce billet est le premier de la série portant sur ce périple.
Alors que je viens d’entamer une quête.
Une quête sur une déchirure intérieure.
Que trouverais-je au bout ?
Take care
Ibo
ps : Durant une dizaine de jours, le temps de ce voyage, je publierai un billet tous les jours ou tous les deux jours maximum. Je vous invite donc à revenir pour découvrir avec moi (entre autres) la beauté de l’été indien au Québec.

