[Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format. Personnellement, c'est ma photo préférée des nombreuses photos prises lors de ce séjour à Rabat. Une faible profondeur de champ, juste assez pour le pot en premier plan, et la perspective légèrement courbe de la ruelle.]
On était arrivés là un peu par hasard, à la Kasbah des Oudaïas.
C’est un des quartiers historiques de Rabat, avec une longue histoire, ayant notamment abrité pendant quelques temps l’unique [au monde] république autonome de pirates, voilà quelques siècles.
On était arrivés là un peu par hasard, au détour d’une conversation.
Quelques mots échangés et nous voilà ici, à la Kasbah des Oudaïas.
Quelques mots auxquels mon esprit s’était accroché plusieurs semaines durant.
Vous savez, comme à cet instant où vous vous laissez enfin, à l’orée de la nuit, sombrer dans les bras de Morphée.
A cette heure là, l’esprit divague et devient libre.

Une rue de la Kasbah des Oudaïas, Rabat (Février 2009)
La magie de la Kasbah des Oudaïas est de vous faire ré-apprendre à marcher.
A marcher librement.
Comme dans un rêve.
Mais ce n’en est pas un.
On se trouve pendu au cou d’une nouvelle liberté qui ne veut se nommer, trop pudique aujourd’hui pour se dévoiler en plein jour.
Mais pourtant, comme la source fendant la roche minérale, elle sourd.
D’une violence contenue inouïe.
“Libre” et “violent”, un peu comme un pirate finalement.
Ou comme un homme révolté.
Take care.
Ibo