Ibo – Ici et maintenant

Parce que c’est maintenant qu’il faut le dire.

Archive for octobre 2011

Québec #4 – La capitale de la Belle Province

Posted by Ibo sur 20 octobre 2011

[Important : Pensez à cliquer sur les images pour profiter des panoramas en grand format]
Tombe de Félix Leclerc (1914-1988), à Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans

Tombe de Félix Leclerc (1914-1988), à Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans

Prologue d’une magnifique balade de fin d’après midi sur l’île d’Orléans (vous comprendrez aisément à la lecture de ce billet que je vous conseille vivement cette escapade, pour celles et ceux qui visitent la ville de Québec) : en hommage à Félix Leclerc, immense personnage au Québec, la vidéo d’une de ses chansons les plus célèbres « Moi, Mes souliers » qui a inspiré ses nombreux fans qui viennent lui rendre hommage au cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans.

Ndlr: la chanson commence à 0:45…

La beauté et l’amitié partagent un point commun.
Elles se subliment avec le silence.
Je l’assène comme une fulgurance mais l’évidence s’impose, je trouve.

Parc de la Chute-Montmorency, près de la ville de Québec et face à l'Île d'Orléans

Parc de la Chute-Montmorency, près de la ville de Québec et face à l'Île d'Orléans

Pas n’importe quel silence, bien entendu.
Pas un silence pesant.
Pas un silence mortel.

Eglise de Saint Pierre, sur l'île d'Orléans - La plus ancienne église rurale du Québec (1720)

Eglise de Saint Pierre, sur l'île d'Orléans - La plus ancienne église rurale du Québec (1720)

Mais un silence qui apaise.
Un silence qui rend meilleur.
Un silence qui renvoie une image bienveillante de soi.

Une élégante demeure bourgeoise sur l'Île d'Orléans, face à Québec

Une élégante demeure bourgeoise sur l'Île d'Orléans, face à Québec

Un silence-ponctuation dont on use qu’avec ses (son ?) meilleur(s) ami(s).
Un silence – est-ce si paradoxal finalement ? – qui remplit parfois de bonheur.
Shakespeare ne dit-il pas lui même :

Silence is the perfectos herald of joy. I were but little happy if I could say how much.
in « Much Ado About Nothing », act II scene 1.
Rien n’exprime mieux la joie que le silence. Si j’ai pu dire combien grand était mon bonheur, c’est qu’il était petit.
in « Beaucoup de Bruit pour Rien », acte II scène 1.

Vue sur la ville de Québec, de la pointe de l'île d'Orléans

Vue sur la ville de Québec, de la pointe de l'île d'Orléans

Aussi vais-je m’empresser de m’imposer ce silence, quelques instants.
Et rapidement laisser la place à la beauté, et c’est déjà un euphémisme.
Laisser le soleil couchant envelopper la capitale de la Belle Province.
Et la parer de ses plus beaux habits de lumière.

Panorama de nuit sur la ville de Québec - Vue des plaines d'Abraham

Panorama de nuit sur la ville de Québec - Vue des plaines d'Abraham

Take care

Ibo

En complément, quelques liens utiles :

* Parc de la Chute-Montmorency

* Informations touristiques sur l’Île d’Orléans

* Les plaines d’Abraham, à Québec

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Québec #3 – Le poids des baleines, le choc des photos

Posted by Ibo sur 17 octobre 2011

[Article écrit spécialement pour l’ami SiLuis – merci de ta fidélité, amigo !]

Au nord de la ville de Québec, à l’entrée du fjord de Saguenay, se trouve le charmant village de Tadoussac, point de départ obligé pour l’observation des baleines (grosso modo de mai à octobre).

On embarque, vaguement inconscient de ce qui nous attend :

– le froid tout d’abord, particulièrement saisissant lorsqu’il est asséné par un vent violent au large

– la lumière ensuite, aveuglante dans un ciel azur et pur

– le tumulte de quelques vagues, notamment au niveau de l’entrée du fjord de Saguenay, lequel fait office de siphon entre l’océan et les eaux du fleuve Saint-Laurent

– enfin et surtout la beauté du blanc immaculé des baleines béluga.

On en voit plus d’une douzaine au long de notre croisière au large de Tadoussac, souvent en groupe. Quelques rorquals jeunes ont également apparu.

Voir des animaux d’une aussi grande taille dans leur milieu naturel a suscité auprès de tous une vive émotion.

Mieux qu’un magazine people : le poids des baleines, le choc des photos…

Take care,

Ibo

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Québec #2 – Couleurs d’automne

Posted by Ibo sur 14 octobre 2011

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Haiku d’automne

Une pulsion de mort
Feuille d’automne s’envole
Une pulsion de vie

Fjord de Saguenay, à la recherche de baleines

Fjord de Saguenay, à la recherche de baleines

L’automne trouve son origine – auctumnus – dans la même racine latine que le mot augeo.

Lequel signifie « augmenter » et a donné naissance à auctor en latin, puis « auteur » en français.

L’automne est la saison qui est augmentée, enrichie.

Au delà de la tristesse qu’évoquent parfois les feuilles mortes, la nature se prépare à grandir, à s’enrichir.

C’est une leçon de vie qu’elle donne.

Et non le spectacle triste de la mort imminente, comme je le redoutais.

Festival de couleurs chatoyantes.

Aux couleurs de la diversité culturelle de la belle province.

Souriez… c’est l’été indien.

Fjord de Saguenay, sur le traversier de Tadoussac

Fjord de Saguenay, sur le traversier de Tadoussac

Take care

Ibo

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Québec #1 – Périple ou Quête ?

Posted by Ibo sur 12 octobre 2011

Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Comme beaucoup d’enfants, je les préférais blanc et corpulents.
Avec ces rondeurs qui leur donnent la douceur du coton.

Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Et je m’amusais à voir des animaux voler dans le ciel azur.
A voir des rêves – d’enfant, forcément – bourgeonner là haut du fond de ma pupille.

Enfant, je regardais les nuages dans le ciel.
Et j’aimais – je crois – avoir des rêves.
« Avoir » sans oser un jour me dire que je pourrais les vivre.

Enfant, je m’allongeais sur l’herbe grasse et verte.
Le soleil du Midi cognait très fort.
Je transpirais et je rêvais d’être oiseau.

Enfant, je rêvais de liberté.
Je rêvais de pouvoir choisir ma vie.
Je rêvais surtout de fuir. De m’enfuir.

Vue aérienne de Montréal parsemé de touches de couleurs automnales

Vue aérienne de Montréal parsemé de touches de couleurs automnales

Adulte, j’ai peu à peu oublié ces rêves.
J’ai dû croire que je n’avais plus le droit d’y aspirer.
J’ai dû croire que grandir revenait à y renoncer.

Aujourd’hui, je m’envole dans les airs.
Au dessus de ces nuages que j’ai tant regardés enfant.
Entre France et Québec.

Ce billet est le premier de la série portant sur ce périple.
Alors que je viens d’entamer une quête.
Une quête sur une déchirure intérieure.

Que trouverais-je au bout ?

Take care

Ibo

ps : Durant une dizaine de jours, le temps de ce voyage, je publierai un billet tous les jours ou tous les deux jours maximum. Je vous invite donc à revenir pour découvrir avec moi (entre autres) la beauté de l’été indien au Québec.

En route entre Québec et Tadoussac

En route entre Québec et Tadoussac

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