Ibo – Ici et maintenant

Parce que c’est maintenant qu’il faut le dire.

De la lumière des mots

Posted by Ibo sur 12 février 2010

Les mots me manquent.

La pulsion de vie me manque.

Place aux Herbes, Uzès (2009)

Place aux Herbes, Uzès (2009)

Dans un même mouvement, j’ai trouvé que les détails que je photographiais, ces petites choses ou ces petits riens, représentaient beaucoup.

Ou comment puiser l’infini dans le plus petit que soi.

.

J’ai remarqué depuis quelques mois que j’ai toujours autant peur de la mort.

J’ai aussi remarqué que les mots pouvaient m’apporter cette lumière, douce mais parfois aussi aveuglante.

.

La nuit, je cherche la veilleuse des mots bien écrits, des phrases chaloupées.

Peut-être que la lumière méditerranéenne dans L’Eté de Camus réchauffe mes mains également, sans même que je m’en aperçoive.

Peut-être que ces mots apportent de la chaleur bien au delà des mains.

.

Notre petite Lili va avoir un petit frère dans quelques semaines.

La nuit, elle a peur du noir.

.

Mais elle s’émerveille des guirlandes lumineuses.

Cette lumière là, c’est son bonheur à elle.

.

Take care & Happy Valentine Day for all lovers

Ibo

Posted in Inviter au voyage, La poésie, Le quotidien | 7 Comments »

Luberon en deuil [suite et fin] – La mort de Claude Morenas

Posted by Ibo sur 4 juillet 2009

[Note introductive: Je devais publier cette note plus tôt cette semaine, mais les contrôles sur Internet en Chine – où j’étais en déplacement professionnel – empêchaient les accès aux blogs quels qu’ils soient. D’où ce décalage de plusieurs jours, alors que cette note avait été écrite dès lundi 29 juin, dans l’avion entre Paris et Shanghai.]

Jeudi 25 juin, l’espace d’un instant, les lumineux sentiers du Luberon se sont éteints.

Ainsi va la vie.

Et la grande dame qu’était Claude Morenas s’en est allée.

Hommage au travail de Claude et François Morenas (près des Tourettes)

Hommage au travail de Claude et François Morenas (près des Tourettes)

Et avec elle, une page de l’Histoire du Luberon et de ses trésors (encore) cachés se tourne.

Poussée par le vent, ce mistral qui souffle si fort sur le promontoire des Hautes Plaines tel un «aigle en plein ciel».

L’âme de Claude vole désormais, légère comme une plume.

Champ de blé sur les hauteurs, près des Tourettes (Luberon)

Champ de blé sur les hauteurs, près des Tourettes (Luberon)

Bienveillants, François et Claude veillent tous deux désormais sur nous, à chacun de nos pas.

Et chaque fois que nous franchirons le seuil de la gare d’Avignon TGV et que nous nous dirigerons le cœur déjà ému vers ces monts qui prennent une indescriptible teinte bleutée juste avant le crépuscule.

Vue sur Bonnieux de la Route des Cèdres (Luberon)

Vue sur Bonnieux de la Route des Cèdres (Luberon)

Ce pays chargé d’histoire et d’humanité que Claude et François nous ont révélé.
Claude et François à qui nous devons tout – et croyez moi, je pèse mes mots.

Nous avons rencontré leur poésie au lendemain de notre première année de mariage, grâce à des amis – David et Evelyne – que je remercie encore vivement ici.

Depuis lors [1999], ils ne nous ont jamais quittés lorsque nous les suivons une fois l’an sur ces chemins de randonnée qui sillonnent de part en part les monts de Vaucluse et le parc naturel du Luberon.

En route pour l'Abri Sous Roche, près de Saumane (Luberon)

En route pour l'Abri Sous Roche, près de Saumane (Luberon)

Chaque année, DM et moi ressentons le besoin d’aller nous ressourcer là bas.

Comme si c’était la beauté du monde qu’on y apprenait petit à petit.

Randonnée après randonnée.

A la sueur de nos pas, on s’émerveille à chaque sortie de ce qui n’est écrit dans aucun topo-guide.

Chardons au bord du chemin (Luberon)

Chardons au bord du chemin (Luberon)

Apprendre à marcher.

Apprendre à se tenir debout.

Apprendre à ouvrir ses yeux.

Apprendre à voir l’invisible.

Apprendre à ouvrir son cœur.

Apprendre à marcher main dans la main.

Apprendre à partager.

Apprendre l’instant et le merveilleux de l’Ici et du Maintenant.

Apprendre à donner.

Et enfin, apprendre à recevoir.

Gué à Ismane, près de Rustrel (Luberon)

Gué à Ismane, près de Rustrel (Luberon)

A chaque fois que nous les avions rencontrés, Claude et François, nous étions impressionnés.

Ils étaient de grandes personnes à qui – aujourd’hui plus que jamais – nous portons un grand respect.

Trop timides à chaque fois pour leur dire tout le bonheur qu’ils nous ont donné.

Oh, on leur a dit, croyez moi.

Mais ce n’était qu’une partie visible et dicible.

Ophrys (Luberon)

Ophrys / Orchidée sauvage méditerranéenne (Luberon)

Comment leur faire ressentir le frisson et l’émotion que nous avons parfois au beau milieu d’une grande prairie sauvage, sur les plateaux des Claparèdes ?

Ils sont tellement nombreux ces sites où on s’est posés depuis plus de 10 ans, profondément heureux.

Bercés par les mots si délicats de Claude et révélés par les sentiers ouverts par François.

Comment leur faire savoir qu’ils nous ont légués plus que de simples guides de randonnés, eux les pionniers il y a plus de 50 ans du balisage des sentiers dans le Luberon ?

Que leur héritage est d’avoir transmis à au moins trois générations d’inconnus, de quidams cette inestimable richesse que de voir avec le cœur, les mains, les oreilles, le nez, la peau, avant même que d’entrouvrir ses paupières et de cligner des yeux.

Fleurs sauvages (Luberon)

Fleurs sauvages (Luberon)

En route pour Shanghaï, je n’ai pas pu envoyer de fleurs pour la cérémonie qui a eu lieu en l’hommage de Claude Morenas en l’église de Saignon lundi 29 juin 2009.

Que sa fille Frédérique m’en excuse.

Pour autant, j’ai pris avec moi quelques fleurs sauvages du Luberon.

Et puis, beaucoup plus rares, quelques ophrys.

C’est avec beaucoup de délicatesse que DM et moi les déposons sur la tombe de Claude.

Ophrys (Luberon)

Ophrys / Orchidée sauvage méditerranéenne (Luberon)

Et main dans la main, nous fermons les yeux et pleurons.

Nos larmes chaudes s’épanchent en souvenir de notre dernière rencontre avec Claude, à Apt alors qu’elle avait déjà quitté Regain.

Qu’elle et François soient en paix et qu’ils puissent à nouveau se tenir la main dans la main.

Leur bienveillance au dessus des combes et autres gorges qui sillonnent l’arrière pays.

Les Gorges d'Oppédette (Alpes de Haute Provence)

Les Gorges d'Oppédette (Alpes de Haute Provence)

Take care.

Ibo, le cœur attristé.

Pour mémoire: Une note écrite à la mort de François Morenas en octobre 2006.

Posted in Inviter au voyage, La France, La poésie, Le quotidien | 17 Comments »

Pique-nique à l’ancienne

Posted by Ibo sur 24 juin 2009

Partout, sur toutes les ondes, on entend débattre de tout et de rien.

Débattre de choses aussi inutiles que le remaniement ministériel en France ou des combats pour la liberté (en Iran par exemple – totalement oublié par Sarkozy Ier – aka Nicolas le Petit – à Versailles).

Dans ce grand écart spectral des thèmes potentiels à débattre, je vous en propose un tout à fait futile, mais fondamentalement hédoniste.

Le choix du lieu de pique-nique.

Prairie, près d'Oppédette (Alpes de Haute Provence)

Prairie, près d'Oppédette (Alpes de Haute Provence)

Vous vous rappelez ?

Cette époque où tout petit vous vous engueuliez avec votre grand frère ou votre grande soeur pour savoir qui doit s’asseoir au milieu de la banquette arrière de la CX.

Cette époque où on roulez toutes vitres baissées avec la main dehors – au risque de se la faire couper par une 2 CV qui passerait au ras sur la voie en face de la N7 ou de la N113 [la clim’ a tout simplement gommé de notre mémoire tactile la poésie de la caresse du vent dans les paupières].

Cette époque (bénie) où on sautait de joie à la perspective d’un poulet-chips dans un champ (forcément immense quand on ne mesure que 1m20) de coquelicots.

Coquelicots, près de Rustrel (Monts de Vaucluse)

Coquelicots, près de Rustrel (Monts de Vaucluse)

Et bien voilà, après une longue réflexion personnelle, ce sujet là – le choix du lieu de pique-nique – ne pourra *jamais* faire l’objet d’un applet pour iPhone ou d’un jeu pour Wii. Tant mieux d’ailleurs.

Et de vous dire que le Luberon et ses environs [voir nos derniers spots pique-nique sur les photos ci-dessus] nous rappellent régulièrement en ce début d’été cet instant magique de la journée où, nappe [à carreaux] par terre, on commence à sortir avec tendresse un sympathique déjeuner improvisé dans l’herbe, entre ombre et lumière. A partager à deux auparavant, à trois désormais avec Lili [qui adore – forcément].

Et vous, il est où votre coin préféré pour pique-niquer ?

Take care.

Ibo

ps: Une bizzz particulière à notre amie Brig’ qu’on n’a pu saluer cette fois en Avignon, du fait d’un ‘agenda’ trop serré cette année (arrivée tardive, etc.).

Posted in Inviter au voyage, La France | 13 Comments »

« Vindica te tibi »

Posted by Ibo sur 16 juin 2009

Cette semaine, j’ai entraperçu par la lorgnette d’un blog ami une citation de Sénèque dont la traduction m’a frappé l’esprit.

Les choses n’arrivant que rarement par hasard, il est certain que « quelqu’un » a voulu me mettre ce commentaire d’Arion sous mes yeux.

La (remarquable) abbaye cistercienne de Jumièges (Seine-Maritime)

La (remarquable) abbaye cistercienne de Jumièges (Seine-Maritime)

Une instance divinatoire, pourrait-on même avancer dans le contexte actuel de montée en puissance de la religiosité sous toutes ses formes.

Que dit Sénèque à son disciple Lucilius ?

« Revendique tes droits sur toi même »

Et deviens maître de ton temps.

De ta vie tout simplement.

Un pissenlit normand

Un pissenlit normand

S’arrêter de temps à autre sur le bord du chemin.

Se pencher pour cueillir une fleur.

Et surtout, l’offrir.

Car avoir ne sert à rien tant que l’on ne sait pas donner.

La vie est alors tellement plus belle et généreuse.

Lili à Pourville-sur-Mer (Seine-Maritime)

Lili à Pourville-sur-Mer (Seine-Maritime)

Paradoxalement, ce sont alors ceux qui savent s’arrêter, qui profitent ainsi le mieux du temps qui passe.

Et non ceux qui comme moi dépensent le plus clair de leur temps à courir après on-ne-sait-quoi.

Eux-mêmes sûrement

Take care.

Ibo

Posted in Inviter au voyage, La France, Partager une réflexion | 12 Comments »

Une côte de boeuf

Posted by Ibo sur 16 avril 2009

A quoi tient un instant de bonheur intense ?

A une forte émotion sublimée par son caractère totalement inattendu.

Tenez: Les « premières fois » par exemple.

Votre premier baiser…

La première fois que vous faites l’amour…

Et puis… (excusez du peu) votre première côte de boeuf grillée au feu de cheminée.

Là, chez vous.

Pas chez le voisin, hein.

Chez vous, j’ai dit.

Et là, on touche au merveilleux (du bout de la fourchette).

Une très belle côte de boeuf épaisse de 3.5 cm, Rouen (Janvier 2009)

Une très belle côte de boeuf épaisse de 3.5 cm, Rouen (Janvier 2009)

Take care.

Ibo

Posted in Le quotidien | 7 Comments »

Pendant un vol long courrier

Posted by Ibo sur 6 avril 2009

Il est je ne sais quelle heure.

Et je me pose une liste de questions qui n’en finit pas de s’allonger.

Elle s’allonge tellement que je crois même qu’elle devient o.r.g.a.n.i.q.u.e.

Elle est vivante et bat au rythme d’une pulsation cardiaque.

Ma pensée devient organe.

Et moi, je me trouve comme un con, avec cette excroissance de m.o.i. (oder Übermich ?).

Hein, j’en fais quoi à cette heure-ci de la nuit ?

Surtout qu’elle m’encombre passablement dans la cabine étroite de ce vol long courrier qui me ramène de Shanghai.

Ha… Je sais.

Enfin, peut-être.

Peut-être que c’est l’altitude.

J’ai dîné avant de prendre l’avion dans un restaurant sublime dans la plus haute tour de Shanghaï, à plus de quatre cents mètres du sol.

Et la pression qui sifflait dans les oreilles au fur et à mesure que l’ascenseur filait à vive allure vers les cieux a dû me gazéifier deux ou trois neurones.

En fait non, je ne crois pas que ce soit cela.

Je crois que je suis bien conscient.

Conscient de ce que je dis.

De ce que je veux écrire.

Conscient de ces questions que je me pose.

Un mélange de questions futiles.

D’autres le sont moins et nécessitent un peu de temps pour y répondre.

Peut-être même qu’une vie humaine ne suffirait pas pour y répondre.

Allez, je commence.

Ai-je peur de mourir ?

Pourquoi ce rhume ne s’en va-t-il pas depuis 3 semaines ?

Pourquoi est-il si difficile d’être d.u.r.a.b.l.e.m.e.n.t. heureux ?

Quelles fleurs vais-je offrir à DM en revenant de l’aéroport ?

Pourquoi se demande-t-on régulièrement si sa vie a un sens ?

Lili nous aime-t-elle ?

Et après ce boulot, je ferai quoi ?

Et on s’arrête quand dans cette course folle ?

Qui décide d’appuyer sur le bouton ‘Pause’ ou ‘Arrêt’ ?

Créationnisme ou bien Darwinisme ?

Suis-je croyant ?

Et puis, pourquoi nos amis commencent à divorcer ?

Est-ce qu’on va faire du jardinage ce week end ?

Ipomée ou Capucine ?

Ai-je dit à l’assurance automobile qu’on avait changé d’adresse ?

Est-ce que je cherche vraiment à reconstruire ce que mes grands-parents ont perdu avec les guerres ? Et pourquoi ?

Contre qui se bat-on ?

Soi même ?

Et cette foutue paix dans le monde, l’aura-t-on un jour ?

Pourquoi la peur est-elle si répandue ?

Pourquoi manque-t-on tellement de courage dans notre société ?

Quand ai-je été courageux pour la dernière fois ?

Comment supporter l’injustice du monde, mais surtout l’injustice au quotidien ?

Bon sang, pourquoi je n’arrive pas à m’endormir ?

Enchevêtrement d'autoroutes ou ... de pensées - Shanghai (Mars 2009)

Enchevêtrement d'autoroutes ou ... de pensées - Shanghai (Mars 2009)

Take care.

Ibo

Posted in Inviter au voyage, La Chine, Partager une réflexion | 20 Comments »

Lille 3000 – Europe XXL

Posted by Ibo sur 24 mars 2009

[Guide de lecture poétique: Lire la note. Cliquer sur les photos une à une. Puis relire la note. Le lien des unes à l’autre se fera tout seul.]
[Légende des photos: Samedi 14 mars 2009 – Parade d’ouverture du beau festival artistique Lille 3000 – Europe XXL. On y est allés pour Lili, qui a adoré. Nous aussi.]

Etre un enfant.

Retrouver une joie profonde.

Sincère et directe.

Dépasser les incohérences.

Les contradictions.

Imaginer l’infini.

L’improbable.

Se faire pousser des ailes.

Et voler à travers le monde.

Et aller à l’encontre des derniers géants.

 Avant leur totale extinction.

Et puis: D.A.N.S.E.R.

Comme un fou.

Ne plus être arrêté par le temps.

Qui passe de toute façon.

Et ne vous prendra pas en stop.

Et se fout royalement de votre gueule, disons le.

Puis attendre.

Au seuil crépusculaire de l’humanité.

Attendre de monter sur les barricades.

Attendre de se transformer en ombres.

Sur fond bleu nuit.

Bleu gris.

Entre chien et loup.

Et attendre encore.

Seul.

Atteint par la vieillesse.

Tranfiguration existentielle de la péremption ultime.

Inéluctable comme une mort d’étoile.

Violente comme une supernova.

Fermant la parenthèse de l’humanité.

 Take care.

 Ibo

Posted in Inviter au voyage, La France, La poésie | 8 Comments »

Les bleus de la vie

Posted by Ibo sur 11 mars 2009

Toute la vie durant, nous recevons des bleus.

Non, pas ceux de la Kasbah des Oudaïas.

Non, plutôt de ceux qui font parfois mal.

De ceux qui grattent quelques jours, quelques fois toute une vie durant.

De ceux que l’on cache, des fois par pudeur, souvent par honte.

C’est tantôt une simple écorchure, un trait tiré trop vite et qui s’efface. avec l’oubli ou l’amertume.

Tantôt une blessure vive, ou pire profonde, qui ne se remet guère et s’avive parfois au contact de l’eau salé du temps qui va et qui vient.

Mais irrésistiblement, presque inexorablement, une main passe par dessus.

Avec tendresse, avec douceur.

Pour panser d’un geste calme et assuré la vraie couleur de la vie.

Bleu.

Bleu comme la vie.

Take care

Ibo

[Légende des photos: Les bleus de la Kasbah des Oudaïas, à Rabat. Vous pouvez cliquez dessus pour voir la texture de chacun de ces bleus.]

Posted in Inviter au voyage, Le Maroc, Partager une réflexion | 10 Comments »

Un pirate ou bien un homme révolté ?

Posted by Ibo sur 5 mars 2009

[Cliquez sur la photo pour l’afficher en grand format. Personnellement, c’est ma photo préférée des nombreuses photos prises lors de ce séjour à Rabat. Une faible profondeur de champ, juste assez pour le pot en premier plan, et la perspective légèrement courbe de la ruelle.]

On était arrivés là un peu par hasard, à la Kasbah des Oudaïas.

C’est un des quartiers historiques de Rabat, avec une longue histoire, ayant notamment abrité pendant quelques temps l’unique [au monde] république autonome de pirates, voilà quelques siècles.

On était arrivés là un peu par hasard, au détour d’une conversation.

Quelques mots échangés et nous voilà ici, à la Kasbah des Oudaïas.

Quelques mots auxquels mon esprit s’était accroché plusieurs semaines durant.

Vous savez, comme à cet instant où vous vous laissez enfin, à l’orée de la nuit, sombrer dans les bras de Morphée.

A cette heure là, l’esprit divague et devient libre.

Une rue de la Kasbah des Oudaïas (Février 2009)

Une rue de la Kasbah des Oudaïas, Rabat (Février 2009)

La magie de la Kasbah des Oudaïas est de vous faire ré-apprendre à marcher.

A marcher librement.

Comme dans un rêve.

Mais ce n’en est pas un.

On se trouve pendu au cou d’une nouvelle liberté qui ne veut se nommer, trop pudique aujourd’hui pour se dévoiler en plein jour.

Mais pourtant, comme la source fendant la roche minérale, elle sourd.

D’une violence contenue inouïe.

« Libre » et « violent », un peu comme un pirate finalement.

Ou comme un homme révolté.

Take care.

Ibo

Posted in Inviter au voyage, Le Maroc, Partager une réflexion | 10 Comments »

Dire les choses

Posted by Ibo sur 4 mars 2009

Parce que c’est maintenant que je souhaite reprendre mon clavier.

Pour dire les choses.

Parce que cela ne peut pas durer ainsi.

Presque 6 mois de travail acharné.

70 à 90 heures de boulot par semaine.

3 ou 4 voyages professionels en Chine (je ne sais même plus).

Et toujours le besoin intérieur de dire les choses.

Cela me revient.

Peu à peu.

Petit à petit.

Comme une vague bleue qui part de l’océan et remonte l’oued, au pied de la Kasbah des Oudaïas, à Rabat.

Vue sur l'oued, de la Kasbah des Oudaïas, Rabat

Vue sur l'oued, de la Kasbah des Oudaïas, Rabat

Signe de notre (tentative de) renaissance à la vie sociale, DM et moi sommes allés nous aérer les neurones avec Gran Torino, le dernier film de Clint Eastwood.

C’est très bien.

Mieux: très humain.

 gran-torino-affiche

Lui, Walt Kowalski dans le film, a déjà tout vu, tout expérimenté.

Tant la vie que la mort.

Et pourtant, au crépuscule de sa vie, il apprend encore à dire les choses.

C’est émouvant, parce que c’est humain.

A moins que ce ne soit humain, parce que c’est émouvant.

Take care.

Ibo

Posted in Inviter au voyage, Le Maroc, Le quotidien | 15 Comments »